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Il faut faire l’apologie de l’imagination. Il faut faire l’apologie du rêve. Mais de quel rêve ? Celui du sommeil ? C’est bien dans leurs rêves que plus d’une fois le Dieu de la Bible s’adresse aux hommes. Et il y a des rêves qui nous laissent tels « qu’il nous faudra vivre maintenant pour de longs jours comme dans une chambre familière dont la porte battrait inopinément sur une grotte ». Car il y a une réalité du rêve dont je ne connais pas d’exemple plus saisissant qu’au détour d’un amour de Swann, une affirmation singulière : Swann pensait qu’il ne reverrait jamais Odette. « Il se trompait. Il devait la revoir une fois encore, quelques semaines plus tard. Ce fut en dormant, dans le crépuscule d’un rêve ».
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