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Serions-nous si austères dans notre conception de la spiritualité que l’imagination y soit si spontanément suspecte ? À l’inverse, comment expliquer que l’on puisse se montrer si enfiévré en sa faveur dès qu’il est question d’art, de sciences ou de politique (« l’imagination au pouvoir ! » scandait-on dans un passé, révolu certes, et pourtant pas si lointain) ? Pourquoi tant d’excès autour d’une manifestation de l’esprit tour à tour exaltée comme « géniale » et décriée comme « malin génie » ?
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