|
« Un homme détenait pour toute richesse une pierre précieuse. Scrupuleusement, il veilla sur son trésor. Un jour, le malchanceux laissa tomber la pierre sur le sol. La chute en altéra le lissage. Alors le malheureux, après de vaines tentatives, décida de rencontrer les lapidaires de son village. Tous s’efforcèrent sans succès d’éliminer l’égratignure. Bientôt vint un travailleur étranger à qui l’on tendit le joyau : “Regardez, ma pierre est abîmée à jamais.” L’artisan prit ses instruments, examina l’objet, puis dessina sur l’empreinte des pétales et des feuilles ».
Cette allégorie me paraît contenir tous les éléments que j’aimerais développer ici : le trésor précieux de la vie, sa fragilité, l’aide d’autrui… et surtout l’interaction mystérieuse entre deux expériences, celle de l’éprouvé et celle de l’étranger ; autrement dit, celle de l’affrontement et celle de l’abandon à la réalité.
|