Les premières lignes de la contribution
Prier avec les chants de Taizé
   
On a dit de frère Roger de Taizé qu’il avait le don de se mettre à la place d’autrui, de comprendre ce qu’un autre pouvait ressentir. Ceci est particulièrement vrai de la prière. Dans ce domaine comme en beaucoup d’autres, le fondateur de Taizé pouvait comprendre les blocages de l’homme et de la femme d’aujourd’hui, et tout spécialement des jeunes. Il se mettait à leur place, imaginant sans peine ce qu’ils pouvaient ressentir en pénétrant dans une église pour la première fois. Mais frère Roger ne faisait pas que comprendre. Une passion l’habitait, doublée d’une aptitude à créer, à susciter des réponses et des collaborations fécondes. Le sociologue constate, et c’est utile, mais le prophète fait davantage : il ouvre des voies, il transforme les idées en réalités visibles. Pour beaucoup de nos contemporains la prière paraît inaccessible : c’est quelque chose que d’autres peuvent faire, mais pas moi. Cette passion de rendre accessible à beaucoup les sources d’une confiance en Dieu, les sources de la prière, est ce qui a conduit à la création des chants de Taizé.
   
   
   
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