|
Il y a encore une cinquantaine d’années, un consensus social existait quant au bien-fondé d’une autorité des parents ou des professeurs, et il ne venait à l’idée de personne de leur demander au nom de quoi ils se sentaient ainsi justifiés à exiger telle ou telle chose. Or, peu à peu, ce consensus a éclaté au bénéfice d’une volonté de « comprendre » les enfants, et nous sommes passés du droit parfois excessif des parents à poser des règles et des interdits à un autre excès, celui du droit des enfants à être entendus dans leurs revendications d’autonomie. Or il me semble que toute « vérité » ne vit que d’être paradoxale, et que l’oublier expose aux dangers qu’on voulait éviter.
|