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« Je suis grand-mère, tu te rends compte ! » |
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Un deuxième accouchement
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C’est ainsi qu’une de mes amies m’annonce la naissance de son petit-fils. On rêve de cet instant ou on l’appréhende. Mais un beau jour, nous voilà promue grand-mère. On n’y peut rien, ce sont nos enfants qui ont ce pouvoir. Il nous reste le choix de l’appellation, contrôlée évidemment, par ces chers petits devenus parents !
Pour celles qui ne le seront jamais, parce qu’elles n’ont pas eu d’enfants ou que leur progéniture ne désire ou ne peut pas en avoir, ce statut est enviable et enviée. La réalité psychologique est plus complexe. Elle ouvre à une série de paradoxes : la grand-maternité est un état, et un chemin. Elle est une naissance, et un deuil. Elle institue la continuité familiale et, dans le même temps, crée chez la femme une rupture. Nous allons analyser ces dynamiques à la lumière des propos que mon oreille de psychanalyste écoute. Certaines femmes doutent de leur rôle, face à un monde qui les dépasse, à des comportements qui les choquent, et d’autres avancent avec une force tranquille, en reproduisant ainsi un modèle qui les a nourries, ou en étant capables d’en inventer un. Il y a surtout les petits-enfants. Ils disent combien, à tous les âges, ils attendent de ces proches qui ne sont ni des parents ni des copains.
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