Les premières lignes de la contribution
Comme un voleur
   
Les nouveautés suscitent en nous, chrétiens, des résistances où se mêlent, à notre insu, le devoir de manifester la continuité de la foi et l’inquiète défense de « nos positions ». Enracinés dans un passé chrétien, nous sommes menacés d’immobilisme par une conception de la vérité qui nierait à l’avance toute « remise à jour » ; et nous en viendrions ainsi à méconnaître le Dieu Vivant au nom de la connaissance que nous en avons déjà. À l’inverse, fascinés par les événements, sensibilisés aux changements qui bouleversent notre vie et le monde, nous risquons de perdre, avec le sens de la tradition, l’intelligence du Mystère qui unifie l’histoire du salut ; et nous laisserions ainsi la foi se dissoudre dans un empirisme toujours à la remorque de l’actualité. Entre la fidélité à la révélation et la docilité aux événements, la tension devient crise lorsque s’accentue la différence entre le passé et le présent. Un discernement s’impose. La certitude fondée sur l’Éternel va-t-elle exclure toute nouveauté ? La perméabilité aux signes du temps va-t-elle compromettre la vérité dont nous avons à témoigner ?
   
   
   
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