Les premières lignes de la contribution
Faire de toute sa vie une prière continuelle
   
De son expérience, Ignace a retenu une leçon : le temps consacré à la prière est moins décisif que l’attitude du coeur de celui qui prétend faire oraison. Aussi donne-t-il priorité à la liberté qui lui permettra de rejoindre Dieu à tout moment plutôt qu’aux pratiques de piété. Comme il a sacrifié les caractéristiques de la vie religieuse de l’époque, l’habit, la clôture et le choeur, au bénéfice de la mobilité apostolique, Ignace relativise l’aspect matériel du temps passé à prier, pour mettre l’accent sur la disponibilité du coeur. La pureté d’intention et le don total de soi au travail assumé dans l’obéissance sont moins suspects à ses yeux que les longues oraisons de certains entêtés. Pour lui, la prière n’est jamais une fin en soi. Elle est un moyen d’union à Dieu. L’essentiel est d’être un instrument efficace entre les mains du Seigneur, et la première qualité que l’on attend de cet instrument, c’est la docilité, ou la souplesse, en vue du service. Deux notions essentielles et caractéristiques de la vie apostolique ignatienne, à partir desquelles il convient de saisir sa conception de la prière.
   
   
   
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