Les premières lignes de la contribution
Déplacements de l’humanisme
Le théâtre des libertés
   
« Homme je suis et je crois que rien d’humain ne m’est étranger. » En citant Térence, Montaigne a relayé au seuil de la modernité le credo de tous les humanismes. Mais qu’en est-il aujourd’hui, alors que la pensée postmoderne dénonce l’excès d’optimisme de ce credo et sa facilité à se réclamer de l’universel - notamment en sa forme rationnelle ? Dans bien des cercles de pensée contemporains, c’est la pluralité, autant que la radicalité, des points de vue qui désormais donne le ton ; l’évidence première n’est plus celle de la familiarité possible avec l’autre homme, mais celle de l’extranéité, dans l’éclatement des références, rationnelles et autres, à travers l’espace et le temps.
   
   
   
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