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Tout amour connaît le chemin qui demande et obtient parfois la fidélité jusqu’au soir. Un pur amour, ce serait beau. Mais il serait rêvé et ne serait que tel. Un amour sauvé est autre chose. Si nous croyons que c’est l’amour réel, nous avons à permettre fidèlement sa réalisation en maintenant ses conditions de possibilité, en les travaillant, en les modelant. « Se mettre en chemin sur ses deux pieds, et, jusqu’au soir, le presser, le reconnaître, le bien traiter, ce chemin qui, en dépit de ses relais haineux, nous montre les fétus des souhaits exaucés et la terre croisée des oiseaux » (768). Nous savons les difficultés actuelles de l’engagement à la fidélité conjugale et les hésitations qui en proviennent. Connaissant ces réticences, disons que l’engagement chrétien peut en vérité favoriser une vision de l’avenir autre que linéaire.
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