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Ce hors série veut faire droit à ces trois dimensions : Marie dans l’Evangile
; Marie, figure de l’Eglise ; Marie entre toutes les femmes.
Sans cesse reprise au fil des articles, la méditation du mystère de Marie
dans les Ecritures crée comme un thème musical. S’il est parfois
souterrain, il réapparaît toujours avec éclat, de façon inattendue ; ses
multiples variations donnent de la saveur et du poids à l’écoute de la Parole
: la beauté de Marie, la beauté de son itinéraire, surgit des Ecritures et
s’offre dans ces pages.
Le primat de l’amour, pour Marie, est signifié dans le don total qu’elle fait
d’elle-même. Sa maternité virginale ne cesse d’interroger nos existences,
leur fécondité, à l’intime de nos choix. Voilà pourquoi la virginité et la
chasteté chrétiennes sont abordées avec force dans ce numéro. Ainsi, le
visage maternel, virginal et sponsal de l’Eglise transparaît dans la multitude
de ses enfants, quelle que soit leur vocation.
Dans un troisième temps, nous avons tenu à laisser s’exprimer le génie
chrétien d’un certain nombre de femmes dans leur relation à Marie. Femmes
consacrées, femmes prophètes, elles ont profondément renouvelé le
visage de l’Eglise. A travers elles, la Mère de vérité et de vie ne cesse de
donner le Christ au monde et le monde au Christ.
Comme un prolongement du cinquantenaire de " Christus ", ce hors série
était en préparation de longue date. Le passage à Dieu de Jean Paul II vient
lui donner un autre sens : il est notre hommage à celui qui, inlassablement,
a médité le mystère de celle à qui, dans le Christ, il avait voué sa vie : "
Totus tuus ". Insistant dans l’encyclique " Redemptoris Mater " (1987) sur le
caractère intérieur du pèlerinage de l’Eglise, il écrivait : " C’est justement
dans ce cheminement, ce pèlerinage ecclésial à travers l’espace et le
temps, et plus encore à travers l’histoire des âmes, que Marie est présente,
comme celle qui est “heureuse parce qu’elle a cru”, comme celle qui
avançait dans le pèlerinage de la foi, participant comme aucune autre
créature au mystère du Christ. Le Concile dit encore que, “intimement
présente (...) à l’histoire du salut, Marie rassemble et reflète en elle-même
d’une certaine façon les requêtes suprêmes de la foi”. Au milieu de tous les
croyants, elle est comme un “miroir” dans lequel se reflètent “les merveilles
de Dieu” (Ac 2,11) de la manière la plus profonde et la plus limpide. " |