Les premières lignes de la contribution
Les terres blanches
   
Titre étrange s’il en est, et pourtant, pour moi, plein de sens. Les terres blanches, c’était le nom de la propriété voisine de celle de mes grands-parents. Lorsque j’étais enfant, pendant les vacances, il m’arrivait souvent d’y jeter des regards furtifs par-dessus les haies. Les terres blanches, c’était l’ailleurs envoûtant et inquiétant. Depuis, les années ont passé, mais les « terres blanches » sont restées. Au fil des jours, elles me sont devenues intérieures. Elles ne sont plus un « ailleurs », mais un « autrement ». C’est à la recherche de cet autrement que je vous convie en ces pages. Et puisqu’il s’agit ici de célibat, écartons d’entrée de jeu certaines questions venues de l’ailleurs. Célibat subi ? Célibat choisi ? Ces interrogations classiques sont bien souvent des pièges. Si elles sont fréquentes, elles n’en naissent pas moins d’un imaginaire qui subrepticement privilégie la voie « choisie » du mariage pour n’accorder qu’une moindre valeur à celles, « subies », des célibats. Subi ? Choisi ? C’est une fausse alternative. Est-il un célibat choisi qui ne soit parfois subi ? Est-il un célibat subi qui ne doive un jour être choisi ?
   
   
   
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