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J’appartiens à une longue lignée de constructeurs et d’architectes (à la cinquième génération du côté maternel) et j’ai hérité de mon oncle architecte la passion pour l’urbanisme, qui donnait la possibilité d’englober différentes matières (sociologie, architecture, psychologie, etc.) à des fins très concrètes : créer un environnement qui conditionne positivement les activités qu’exerce l’être humain tout au long de sa vie (vivre, communiquer, produire, etc.). Dans ce choix, le climat humaniste et chrétien où respirait ma famille a pesé de tout son poids. Cet héritage coexistait avec une certaine utopie qui naissait alors sous l’inspiration des « New Towns » anglaises récemment créées et des événements de mai 1968 (année où j’ai commencé mes études). Nous nous sommes mis à rêver d’une nouvelle manière de comprendre la ville et de faire bon accueil à ce qui s’annonçait comme un « boom » de la production industrielle, et donc de l’urbanisme.
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