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On la conteste et on la souhaite. Ainsi de l’autorité dans une société moderne. Que l’on conteste assez généralement l’autorité et les autorités relève du fait divers ; les journaux annoncent de loin en loin que « les symboles de l’autorité » deviennent les « cibles de la violence », et de fournir nombre d’informations sur des dégradations d’édifices publics, sur des attaques d’autobus urbains ou de cars de police, plus étonnant encore contre des pompiers appelés pourtant au secours dans des situations difficiles et dont les interventions n’ont rien d’« autoritaires », mais relèvent plutôt de l’aide humanitaire. Quel est l’enseignant qui ne s’est pas plaint du manque de respect de la part de ses élèves, voire des parents, comme si son autorité n’impressionnait plus ou n’appelait que la contestation, la dérision, voire le mépris? Or les attaques contre les « symboles de l’autorité » accroissent l’insécurité, au point que le nombre de personnes ayant été témoins d’actes de délinquance ou se sentant peu assurées dans leurs domiciles ou dans leur quartier ou leur village ne fait que croître. Ces mêmes personnes déplorent du même coup l’absence d’autorité publique et attendent des responsables à tous les niveaux qu’ils fassent preuve de fermeté et de rigueur.
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