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Devant l’avenir, en général, les jeunes ont « bon espoir ». C’est ainsi que les caractérisait Aristote, et c’est pour cela, ajoutait-il, qu’il est difficile de leur enseigner la philosophie morale. D’entrée, le « bon espoir », l’« insouciance », une certaine « naïveté » devant l’avenir, allant de pair avec une authentique générosité, semblent former le « portrait-robot » de la jeunesse (et pas seulement celui du temps d’Aristote). C’est particulièrement vrai des jeunes des milieux favorisés que l’on rencontre au sein des différents réseaux ignatiens, mais aussi, me semble-t-il, des jeunes en général ; même si, dans un monde interconnecté, beaucoup sont conscients des difficultés objectives qu’ils rencontreront pour bien vivre.
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