Les premières lignes de la contribution
L’intervention du Christ
   
L’intervention du Christ est toujours tardive. Elle est seconde; l’Évangile ne peut être premier. Le Christ est intervenu dans l’histoire d’Israël après une longue marche du peuple qui allait devenir le sien. Il attendit « la plénitude des temps » (Ga 4,4), c’est-à-dire le lent mûrissement nécessaire à son avènement. Il intervient dans l’histoire des nations, dans des continents et des cultures qui l’ont ignoré durant des siècles. Il arrive dans un monde déjà là, constitué, structuré. Il en est de même dans l’histoire de chacun. On ne commence jamais par lui. Il n’est pas là. Il vient. Et ce n’est pas une fois pour toutes. De son côté, certes, tout est fait, tout est joué. Mais, dans l’existence concrète des chrétiens, il n’est jamais installé. Il intervient quand nous consentons à faire mémoire de lui, quand nous consentons à son avènement en nous et pour nous. On n’est pas chrétien; on se fait chrétien.
   
   
   
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