Les premières lignes de la contribution
Vivre et penser les crises
De la conversion spirituelle après 1929 et 1973
   
L’évidence a fini par l’emporter : économique dans ses manifestations, la débâcle actuelle relève non moins d’autres niveaux d’explication, à la fois politique, culturel et spirituel. S’en tenir au seul emballement de la machinerie économico-financière reviendrait à prendre pour origine du mal l’un de ses symptômes, à confondre la physique de l’événement et la métaphysique de ses causes. Pas d’accès possible à l’intelligence du moment sans un travail d’identification des ressorts profonds, dérobés au regard pressé. C’est ce que vient de rappeler l’ancienne ministre de l’écologie Corinne Lepage dans un petit livre tonique : « La crise économique et financière n’est qu’une facette de la remise en cause globale et doit être traitée comme telle ». Le socio-économiste Bernard Perret propose, pour sa part, l’« invention d’un nouveau style de vie » au prix d’une « conversion » spirituelle, tandis que le journaliste Hervé Kempf vaticine : « Ce n’est pas la fin de l’histoire, c’est le début d’une nouvelle histoire ! [...] Votre vie ne sera pas simple mais elle sera dense ». À travers les lignes de fracture qui parcourent le monde, se dévoile l’urgence d’une mise en question globale.
   
   
   
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