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Jusqu’aux dernières élections, les États-Unis avait refusé toute communication avec le gouvernement syrien sur la situation au Moyen Orient. L’ambassadeur de Syrie à Washington était tenu à l’écart des entretiens menés par les États-Unis et, comme tout un chacun, il apprit par la télévision que son pays se trouvait inscrit sur la liste américaine des « pays du mal ». Les tensions augmentaient chaque jour. Notre petite délégation de la Global Peace Initiative of Women partit alors pour la Syrie avec pour objectif de pratiquer la diplomatie « de citoyen à citoyen ». Imad Moustaffa, l’ambassadeur à Washington, nous avait dit : « Venez, voyez par vous-mêmes. Les Syriens ont besoin de rencontrer des Américains qui ne les haïssent pas. » Il s’agissait, quel que soit l’antagonisme existant au sommet, de communiquer avec le peuple pour que cet état de choses n’empoisonne pas toute la population. Sa Béatitude Ignace IV Hazim, patriarche d’Antioche, nous déclara : « Nous ne connaissons pas le peuple américain, nous entendons seulement le président des États-Unis... et nous éprouvons un profond ressentiment à son encontre à cause de l’image qu’il donne de la Syrie. La Syrie n’est pas un pays islamiste, c’est un État laïc, et en tant que chrétiens, nous ne sommes pas opprimés. »
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