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Prochains numéros : |
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Courrier des lecteurs
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Vendredi 5 décembre 2008
- E.C. (Paris)
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Merci pour votre magnifique travail. Votre revue est un bienfait pour notre monde contemporain. |
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Jeudi 20 novembre 2008
- F.E. (Rouen) Sur "Vivre les ruptures"
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J'ai beaucoup apprécié le n° d'octobre de de Christus. Ayant célébré récemment mon 70e anniversaire de vie religieuse, j'ai pris conscience de toutes les "ruptures" que j'ai dû vivre (une tous les dix ans). Illustration du célèbre proverbe : "Dieu écrit droit avec des lignes courbes (ou brisées)." |
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Jeudi 20 novembre 2008
- H. et F. N. (Nanterre)
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Nous souhaitons vous dire le bonheur que nous avons à lire Christus. Profondeur, diversité, chemins tracés.. Christus reste de longs mois sur nos tables de nuit. |
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Mardi 18 novembre 2008
- D.T. (Saint-Étienne)
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Sur « Vivre les ruptures » (n°220)
En l’espace de moins de trois mois, je viens d’assister à deux célébrations de funérailles, dans des diocèses différents, pour des personnes qui se sont donné la mort. Elles appartenaient à des familles chrétiennes très croyantes. Elles avaient quarante-cinq environ : une mère de famille de deux enfants et un homme célibataire.
Après plusieurs tentatives de suicide, la première s’est noyée. Elle avait subi depuis longtemps le vertige de la mort. Une célébration eucharistique a marqué ses funérailles. Le second s’est pendu. À vingt-cinq ans, il avait perdu sa mère et ne s’en était jamais remis. La solitude l’avait happé de plus en plus, en s’écartant progressivement de sa famille. Une célébration très simple, avec lecture de textes, témoignages, quelques chants, a été présidée par le curé de la paroisse. Au moment de la bénédiction du corps, le prêtre a indiqué que l’argent déposé par chacun dans une corbeille serait partagé entre la paroisse et des messes pour le défunt.
Pour les familles, cette période d’un deuil par suicide est extrêmement dure à vivre. Il y a la séparation, il y a la mémoire de tout ce qu’elles ont vécu avec le défunt. Il y a aussi tout ce qu’elles ne diront pas : l’horreur de la découverte brutale ou de la reconnaissance d’un corps disparu depuis quelque temps. À la douleur de la séparation, s’ajoute un sentiment de culpabilité, peut-être aussi la honte de voir que cela arrive dans une famille chrétienne. Comment a-t-il été possible d’en arriver là ? Qu’aurait-il fallu faire pour empêcher l’irréparable ?
Dans le premier cas, une intention de la prière universelle a fait discrètement allusion à un manque de la part de la défunte que la famille n’avait pas réussi à combler. Dans le second cas, à la fin de l’homélie, le prêtre a invité la famille à ne pas culpabiliser. En de telles circonstances, il n’est pas en notre pouvoir de savoir comment il faut agir. On en souffre. On se demande si on a bien fait tout ce qu’il fallait auprès de ceux qui sont partis...
Nous, chrétiens, nous savons que le mot « Eucharistie » signifie « actions de grâces ». Mais dans les situations dramatiques qui viennent d’être évoquées, comment rendre grâces ? De quoi rendre grâces ? Serait-ce opportun de célébrer l’Eucharistie ? Nous rendons grâces dans une certaine perception de ce que Dieu a fait pour nous et nous a donné. Ici, qu’a-t-Il fait ? Qu’a-t-Il empêché ? Nous savons pourtant que le Christ Sauveur est le Seul qui puisse hier comme aujourd’hui, aujourd’hui comme demain, sortir chacun du vertige de la mort. Mais il nous faut aussi garder en mémoire cette petite phrase du Credo, dont la compréhension nous échappe souvent aujourd’hui : « Il est descendu aux enfers... »
L’Évangile nous dit : « Les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent » (Mt 27,52). N’y aurait-il que des justes ? Matthieu cite ce qu’il a perçu de visible. Jésus n’a pas manqué de nous dire que c’était pour les pécheurs qu’il était venu. Oui ! Dans l’enveloppement même de la mort, dans l’urgence immédiate de l’état de ce corps dont la moindre des parties n’avait pas échappé à la souffrance, le Christ est venu partager l’enfer de l’enfermement, sauf le péché, avec tous ceux que la mort retenait prisonniers. Dans le sentiment de l’abandon du Père qu’il a éprouvé, il a partagé leur extrême solitude. Ce partage était prioritaire, avant de se montrer ressuscité à ses amis...
L’Évangile nous apprend que Jésus a guéri des malades, ressuscité des morts. Leur guérison, leur résurrection ont été demandées à Jésus. C’est leur entourage qui l’a convaincu d’intervenir. C’est la foi de cet entourage, plus que ses efforts, qui a entraîné l’action de Jésus. Dans de telles conditions, sur une demande qui lui est faite, Jésus ne refuse jamais d’intervenir. Il évite seulement ce qui pourrait apparaître comme magique. Nous devons lui faire confiance dans l’espérance d’une perspective qui n’apparaît pas toujours comme immédiate et dans l’immédiateté d’une foi sans conditions. Cette foi en Lui est essentielle, car le Sauveur nous précède en toute chose.
Dans l’une de ses grandes oeuvres pour orgue, intitulée « Litanies », le musicien Jehan Alain, frère de la grande organiste Marie-Claire Alain, mort pour la France à la guerre de 1940, écrit ceci en exergue de sa partition : « Quand l’âme chrétienne ne trouve plus de mots nouveaux dans la détresse pour implorer la miséricorde de Dieu, elle répète sans cesse la même invocation avec une foi véhémente. La raison atteint sa limite. Seule la foi poursuit son ascension. » La foi trouve donc son « ascension » dans la prière. Elle trouve aussi sa progression dans la célébration de l’Eucharistie qui est un moyen de rendre grâces au Christ, non seulement pour ce qu’Il fait, mais pour ce qu’Il est. Il est Celui qui est capable d’arracher aux ténèbres de la mort celui ou celle que le vertige de l’abîme a englouti.
Ainsi, l’espérance a sa part pour illuminer l’avenir. Bien plus, la certitude de notre foi nous assure qu’après le temps du Vendredi saint vient celui de la grâce de Pâques, parce qu’« Il est descendu aux enfers ».
À Moscou, au musée Andreï Roublev, on peut admirer une icône du visage du Christ. Elle est si ancienne que le bois en est fendu. Elle date en effet du XIe siècle. Elle nous présente un visage sévère. Mais ce n’est pas le visage de quelqu’un qui vient pour juger. C’est le visage de Celui qui partage la peine de la souffrance et de la mort. Son titre se résume en un seul mot : « Le Sauveur ».
Au coeur de toutes les ruptures, même des plus difficiles, nous sommes invités à prendre le Sauveur comme point de repère, comme point de départ, comme point d’achèvement de toutes nos actions de grâces. Parmi celles-ci, en milieu chrétien, la célébration eucharistique nous décentre de nos difficultés humaines et nous recentre sur celui qui est l’Alpha et l’Omega, le Commencement et la Fin.
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Vendredi 24 octobre 2008
- D.Q. (Paris)
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Ayant reçu une pub de Christus, je m'y suis abonné, et quelle surprise en recevant le numéro d'octobre : "Vivre les ruptures" est pile dans ma problématique actuelle ! Ça m'a fait beaucoup de bien et je voulais vous en remercier. Il est vrai que la crise financière qui fait rage en ce moment affecte beaucoup le monde des affaires dans lequel je travaille, ce qui
m'amène à me poser des questions existentielles actuellement... De plus, je vis une sorte de désert spirituel ces dernières semaines, et le cocktail
n'est pas toujours facile à avaler. L'éclairage de Christus tombe à point nommé. Merci, Seigneur, pour ce clindieu ! Quelle drôle de période de l'histoire spirituelle des hommes nous vivons, n'est-ce pas ? Que voilà un beau sujet pour Christus ! |
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Lundi 20 octobre 2008
- E.M. (Cergy-Pontoise)
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Sur « Vivre les ruptures » (n°220)
Beaucoup d'articles de ce numéro, pris en eux-mêmes, sont fort intéressants. Au premier rang, selon moi, le texte très personnel de Robert Scholtus et l’article de Remi de Maindreville sur le combat spirituel.
Les pages de Scholtus sont brûlantes de justesse, d'humanité ; elles parviennent à dire et la foi de l'auteur et sa colère, sa douleur, sa tendresse pour sa sœur, sans rien « lisser », « expliquer », « gommer ». Un grand texte que l'on parvient difficilement à lâcher quand on a commencé à s'y plonger et qui continue d'habiter longtemps la pensée (toutes les personnes à qui je l'ai conseillé confirment...).
L’article de Remi de Maindreville est vraiment un « article de fond », avec un propos très ferme et un vocabulaire, une manière de dire les choses, qui renouvellent un peu ce que l'on a pu lire sur le combat spirituel selon Ignace, une foule de remarques extrêmement percutantes et très utiles pour qui accompagne aujourd'hui (par exemple, la différence qu’il fait entre la justesse psychologique des conseils d'Ignace et leur visée qui est spirituelle et non pas « psy » ; ou bien sa manière de parler de « la tentation sous apparence de bien » en terme d'illusion ; ou encore ce qu’il dit sur la manière de Dieu d'être présent à Jésus dans son épreuve). C'est un texte dont je me dis que je m'en « servirai » pour moi, pour des topos, pour des retraites, et c'est sans doute aussi le genre de textes que l'on doit pouvoir « chercher et trouver » dans Christus.
J'ai lu aussi avec intérêt, mais de manière plus rapide, le texte d'Anne-Marie Pelletier (vivant, bien écrit, très agréable à lire), l'interview de Marie Guillet, le témoignage de Noëlle Hausman (on aurait aimé qu'elle soit plus explicite dans la troisième forme de rupture qu'elle décrit), l'article d’O'Donovan (bonne idée que d'évoquer cette expérience spirituelle de Mère Teresa)... |
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