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Prochains numéros : |
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Courrier des lecteurs
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Mardi 30 septembre 2008
- D.S. (Paris)
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Merci pour le Christus consacré à « Vivre les ruptures » que j'ai commencé à lire. Le papier de Scholtus ne dépare pas, loin de là, à mon avis, le numéro. C'est un témoignage poignant et courageux, car il se découvre. J'ai l'impression qu'il avait besoin de rendre ce texte public, pas pour la paix de son coeur, le pauvre, mais peut-être par honnêteté envers lui-même, ou humilité.
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Mardi 3 juin 2008
- A.W. (La Rochelle)
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Sur Faut-il lâcher prise ? de Robert Scholtus.
Je viens d’acheter les deux petits livres de la collection « Spiritualité et politique » chez Bayard, petits par la taille (encore que fort élégants et agréables à lire) mais grands par l'esprit, si j'en juge par celui que j'ai bu/lu presque d'une traite en premier, le Scholtus. J'ai aimé la montée en puissance de sa fine analyse critique, souvent plaisante, et l'ampleur de son invitation à plonger dans ces grands textes qui, de siècle en siècle, ouvrent des voies royales à leurs lecteurs désireux de vivre l'abandon au présent comme un « moment métaphysique intense ». Il suffit de lire les auteurs cités et subtilement commentés quant à leur vocabulaire, pour entendre la différence entre le lâcher prise tel qu'il est recommandé aujourd'hui et « l'abandon à la providence divine ». La finale « Hopkins » est une petite merveille d'austérité luxuriante, pour continuer dans l'oxymore. J’ouvre Valadier ce soir.
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Jeudi 24 avril 2008
- F.R. (Vaucluse)
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« Comme d’habitude avec votre revue, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire le dernier Christus : "Obéir : à qui, jusqu’où ? Retrouver l’autorité", mais je l’ai pris aussi comme une "nourriture" et une façon de réfléchir à ma vie, à mes choix, à mes façons de faire et d’être. Merci, Christus. J’ai envie de vous faire partager une expérience d’obéissance. Il y a 14-15 ans (...), notre nouveau curé m’a demandé de ne plus avoir de "souci pastoral" et d’abandonner mes engagements dans la paroisse. Dans le n°144 d’octobre 1989 [repris dans Christus, n°186HS, mai 2000, p. 205], j’avais repéré cette page du P. Louis Beirnaert citée par Hélène Grata :
"Lorsqu’[Ignace] se trouvait aux prises avec les autorités ecclésiastiques qui s’opposaient à la réalisation de son projet, il se soumettait en acte, mais continuait à penser selon ce que lui enseignait l’expérience de la consolation et de la désolation. Sans rompre avec l’Église de son temps, il poursuivait son oeuvre en tenant compte des limitations qu’il rencontrait momentanément, jugeant, non pas que ces autorités avaient raison, mais que, pour assurer la réalisation d’un projet qu’il concevait intérieur à l’Église, il ne devait pas agir contre les décisions de l’autorité hiérarchique. Or il est arrivé et il arrive au jésuite de se trouver dans une situation où la poursuite d’un projet (...) ne rencontre pas l’approbation de l’autorité. (...) L’acceptation d’en différer la réalisation, et donc l’acte d’obéissance, signifient, non qu’il abandonne son désir pour adopter celui d’un autre, mais qu’il ne veut pas le réaliser hors de la Compagnie, et hors de l’Église. (...) Sceau de la mort imprimé sur le désir par l’acte d’obéissance, mais en même temps annonce de la mort du pouvoir par la confirmation du désir.
La lecture fréquente de ce passage m’a permis d’obéir sans faire scandale, mais surtout de rester confiante en moi, en ce que je croyais et pensais. J’ai obéi et l’"autorité" ne m’a pas brisée. Cela n’a pas été facile. À mes propres yeux, parfois, j’ai le sentiment d’avoir perdu 22 ans de ma vie. J’avais à donner à l’Église, à ma paroisse, etc. Je n’ai refusé d’autres appels, mais ce n’était pas là où je me voyais a priori. Les "fruits" de ce temps-là, je ne les ai pas connus, mais j’ai toujours pensé que les choix du Seigneur ne sont pas mes choix. Ce fut un temps d’offrande. Je ne regrette rien. Mais ce texte m’a sauvée. »
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Lundi 21 avril 2008
- C.S. Paris
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« J’ai trouvé ce numéro intéressant et un peu déroutant à la fois. Son titre parle de l’obéissance et son contenu est majoritairement consacré à l’autorité. Paradoxe plus apparent que réel bien sûr, mais je suis resté un peu sur ma faim concernant la signification et la portée du comportement d’obéissance aujourd’hui. On pourrait presque lire en creux une incitation à n’obéir qu’à l’autorité qui le mérite par sa légitimité profonde, ce qui n’est pas la faculté la plus répandue aujourd’hui.
En écho à ma pensée subversive, j’ai bien aimé le papier de Paul Valadier qui propose quelques rappels utiles et une clarification de la notion d’autorité, volonté de faire grandir, de rendre autonome. Sa conclusion me semble un peu rapide (...), présentant comme une évidence et sans développement la seule Autorité véritable. Le développement se trouve finalement proposé par l’article d’Yves-Marie Blanchard.
J’ai trouvé un grand intérêt à l’article de Remi de Maindreville, qui met en lumière une mise en pratique de l’obéissance à une autorité qui se manifeste par l’écoute, et qui n’est légitime que parce qu’elle est elle-même obéissance à l’Esprit. On comprend que ce numéro de Christus exprime en filigrane que l’obéissance est pleinement constructive de la personne à condition que celle-ci puisse identifier d’où est reçue l’autorité de celui qui la porte, quelle légitimité la fonde et quelle en est la finalité. Ainsi, une piste me semble ouverte pour aujourd’hui concilier la liberté de conscience personnelle et la reconnaissance de l’autorité légitime, malgré la perte de repères stables qui caractérise notre société.
C’est la chronique des aumôniers d’hôpitaux (Marie de Monneron et Léon Burdin) qui m’a le plus touché. Ces deux témoignages sont impressionnants et portent loin le mystère de la souffrance. Exigence du renoncement total, et accès donné dans certains cas à une phase refondatrice, à une nouvelle naissance. Mais je trouve une différence qui m’effraie et m’éclaire à la fois : les malades (du cancer) peuvent, grâce notamment à l’accompagnement, accéder à une paix intérieure magnifique, qui s’exprime par un lâcher prise... L’Esprit les accompagne au seuil de la mort. Les malades psychiques ne semblent pas pouvoir connaître cette paix. Leur souffrance intérieure peut être épouvantable. Et pourtant l’expérience qui nous est transmise est celle de la présence ressentie du Christ au milieu de leur enfer. Dieu est présent avec nous, même si nous le ne savons pas, dans la pire des conditions de déchéance. Dieu est tellement plus grand que notre coeur. »
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Lundi 21 avril 2008
- C.C. (Nantes)
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« J'aime bien ce que vous avez fait sur "Obéir" : ça aide à vivre. »
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Mercredi 12 décembre 2007
- H.K.
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C'est à l'occasion d'un renouvellement d'abonnement, et à un âge où il est bon de relire sa vie, que je me permets de vous dire tout mon attachement à la revue. Je romps avec mes habitudes de silence pour vous livrer quelques considérations personnelles. Prêtre depuis 1945, j'ai salué avec joie la naissance de la revue. Toujours accompagné par les Pères de la Compagnie (...), j'étais sans doute prédisposé à me réjouir de la naissance de cette revue spirituelle. Cette fidélité n'a pas été totale. La revue a connu une période d''intellectualisme' décevant... Je n'y reviendrai pas. Très vite j'ai retrouvé ce que j'ai toujours recherché dans une vie active très prenante, à savoir un accompagnement spirituel pour hommes d'action et de contemplation. Mission et contemplation : deux axes inséparables à l'école du Christ et des témoins de l'Evangile à travers le monde d'hier et d'aujourd'hui. Nos richesses de prêtres diocésains au contact direct des hommes, et de leurs angoisses ou de leurs joies, sont bien tempérées par une solitude spirituelle parfois bien lourde et éprouvante. Je pense aujourd'hui aux jeunes prêtres très vite chargés jusqu'à la démesure et trop facilement livrés à eux-mêmes ! Vous y pensez certainement. (...) Merci à la Compagnie de Jésus de nous avoir donné cette revue si bien nommée !
H.K. (Sainte-Anne d'Auray) |
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